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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 12:38
« Tirant un bilan des dix années de mise en œuvre du programme national de rénovation urbaine (PNRU), le comité d’évaluation et de suivi (CES) de l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine constate l’échec de ses ambitions sociales, et appelle à un « changement de ses principes directeurs » dans le rapport de suivi annuel, rendu public le 8 février. »

L’article pointe dans le rapport, en lien :
 
  • les classes moyennes ne se sont pas installées massivement » dans les quartiers rénovés

  •  au cours des années 2000 augmentation des disparités économiques entre les ZUS et leur environnement ».

  •  objectif de mixité sociale certainement trop ambitieux au vu des réalisations du PNRU, qui n’ont pu contrer les phénomènes majeurs de ségrégation en France

  •  le président du CES estime que le PNRU « n’était pas armé pour combattre les inégalités sociales ».

  •  « gouvernance » de la politique de la ville, « conçue comme une politique à durée déterminée depuis 30 ans ».

  •  abandonner l’objectif de retour des quartiers « à la moyenne », en acceptant l’existence durable de milieux sociaux et de quartiers défavorisés, mais en « pariant sur les potentialités des quartiers et les atouts de leurs habitants ».

  •  prendre en compte l’avis de ces derniers dans une réelle « co-construction des projets », et de favoriser le développement des quartiers « de l’intérieur », en s’appuyant notamment sur « la qualité paysagère ( ?), la richesse associative, commerciale ( ?), la diversité de la population et sa jeunesse ».
  
A rapprocher de la prise de conscience d'expert (auto) demandée, en lien dont est extrait :
  
« … on peut lire dans les remarques pragmatiques et modestes des participants des propositions alternatives ou complémentaires aux façons habituelles de concevoir les espaces publics. Ils nous invitent finalement à plus de délicatesse dans nos interventions sur l’espace public : une plus grande attention à l’existant, une meilleure prise en compte des usages, plus de finesse dans nos interventions d’aménageurs et un plus grand soin apporté à la programmation. On peut, a minima, se demander si cet urbanisme par touches ne serait pas complémentaire de nos outils d’aménagement plus lourds. On peut ensuite s’interroger sur sa plus grande durabilité… »
  •  le CES appelle à un « renouveau des relations entre l’Etat et les collectivités locales » qui passerait par des « contrats d’objectifs », dont le modèle donnerait aux intercommunalités « davantage de marges de manœuvre ». Ces contrats rassembleraient les volets urbain et social de la politique de la ville, dont le lien est « aujourd’hui déjà distendu » en raison de la séparation entre l’ANRU et l’ACSE, qui gère le volet social du PNRU.

    Une question se pose à ce stade : si, sur la base de ces analyses, la décision de regrouper l’ANRU et  l’ACSE est prise rapidement, le CES produira-t-il un rapport en 2023 pour expliquer en quoi l'ANRUCSE n’était pas assez armé pour résoudre etc
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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