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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 06:56

               jardin partage du square J Verne    circulations dans un parc et flux environnants    repos-parc-public.jpg     

gardiens parc public aire-de-jeu-parc-public.jpg parc public pour mal voyants hotels-pour-insectes-dans-jardins-publics.JPG

 

  1. Introduction

L’évolution de la ville en matière de  parcs et jardins publics ressort comme un élément majeur de l’urbanisme durable, avec un fort intérêt pour l'agrément de vie des habitants :  

 
                    Enquete-sur-les-raisons-de-visites-dans-les-parcs-et-jardi.JPG



Ce constat aboutit, lorsque la Collectivité en a pris toute la mesure, à faire de l’implantation de parcs et jardins un axe stratégique : conf le PADD du PLU de la Communauté de Bordeaux, en lien, exemplaire à ce sujet (comme dans le domaine du bruit) :

 
  

« Aménager dans les quartiers urbanisés de nouveaux parcs et jardins ouverts au  public. Dans un souci de répartition équitable sur l’ensemble du territoire communautaire, au  regard des densités résidentielles et des  typologies d’habitat, l’aménagement de parcs  et jardins ouverts au public sera développé dans les quartiers les moins bien pourvus en espaces verts : par la programmation de petits jardins de proximité, la création de jardins dans les emprises publiques existantes, des réservations et acquisitions d’emprises privées en cœur ou en rive d’îlot  pour la création de jardins publics »

 

Il s’agit en effet d’un élément essentiel pour la vie urbaine, dont la qualité première est la proximité, comme cela mis en évidence dans un article antérieur (en lien) et attesté par le choix par la Communauté Européenne de l'indicateur "pourcentage d’habitants ayant accès à une espace vert public à moins de 300m" (conf lien). 

 

 

 Il s'agit maintenant d'approfondir en quoi la conception du parc ou jardin permet de répondre au mieux aux attentes des habitants.

Des orientations sont fournies par une récente enquête au niveau européen (en lien) , commanditée par le Groupe Vinci, qui  :

   

  • confirme l’importance des parcs et jardins publics pour les citadins: « … Les enquêteurs ont demandé aux 4 000 Européens interrogés s’ils pouvaient lister tous les espaces publics qui leur venaient à l’esprit : il s’agit  principalement d’espaces verts. Tout ce qui tourne autour des parcs, jardins  et espaces verts représente 69 % des réponses. »

  •  précise les attentes sur leur conception (colonne centrale ci-dessous) :

attentes des habitants vis à vis des lieux publics

 

Il ressort que l’amélioration de la (perception de) sécurité dans les parcs et jardins publics et leur intégration dans la ville sont les deux améliorations les plus attendues, compte tenu du vécu actuel
.


La problématique de conception de nouveaux parcs et jardins publics, ou de transformation le cas échéant, est donc : assurer les services aux usagers tout en recherchant l’intégration du site dans le tissu urbain et sa sécurité... ce qui n'est pas nécessairement facile à concilier, surtout en voulant optimiser le coût d'exploitation qui résultera des solutions choisies.
    

Pour en clarifier le traitement, l'article s’appuie l’exemple de la conception d’un jardin public à Chelles qui est une des 10 opérations du
programme d’expérimentation « Qualité et sûreté des espaces urbains » (conf lien) 
de l’organisme interministériel  
PUCA (conf lien).

    

 

 

Cet exemple de conception a été choisi parce que son cahier des charges porte sur ces objectifs, y compris celui de la sécurité des lieux :

« … Le square de la Villa Max s’apparente en réalité plutôt à un parc paysager à la configuration pittoresque et aux perspectives variées. La qualité de ce square amène la Ville à vouloir le rendre accessible au public et donc à réfléchir sur les conditions de sécurisation du lieu…
L’expertise portera sur les conditions d’accessibilité du square au public (topographie marquée, jardin traversé, à quelles heures, avec quels programmes ? …). De plus, les caractéristiques qui donnent au site sa qualité paysagère peuvent en faire sous certaines conditions un espace anxiogène qu’il convient donc d’analyser pour le sécuriser (programmation, vues, présence humaine, éclairage, par exemple).

Cette mission sera effectuée par un paysagiste/urbaniste sensibilisé à la question des usages et aux enjeux de sécurité. »

 

Le  document en lien sur la conception du projet,  met en évidence :

     

 

  • l'étude de plusieurs alternatives

  • quatre thèmes d’évaluation de chacune :

ü  Le prix

ü  La valorisation (du site)

ü  Les usages

ü  La sécurité 

  • Un choix d'aménagement, fait sur ces bases
         


La suite de l’article commente ces différents thèmes d’évaluations et le choix.


S’ajoutent :

  • un § sur l’intégration dans la ville, le document abordant ce sujet sans le développer *

  • un § sur l’implication des habitants, que le document ne traite pas *


* ces limites du document peut être dues à son objectif ou au processus du programme expérimental du PUCA à ce stade, mais pas à un manque d’intérêt des concepteurs sur ces deux sujets, comme le montre la présentation des « convictions » d’un des organismes en charge de l’étude, mises en fin de l’article car elles résument bien les composantes de la réussite d’un tel projet.

 

  1. Le critère « prix » :

 

 

Le document ne distingue pas, en vue du choix, l'évaluation du coût d'investissement et celle du coût de fonctionnement, ce qui est aussi une de ses limites.


Il est évident que le coût d'investissement peut être fixé comme une limite mais qu'il devrait être impossible de choisir une solution sans prendre en compte le coût de fonctionnement qu'elle induit pour la collectivité.



  1. Le critère « valorisation du site » :


On peut considérer la valorisation du site à trois niveaux :

  • Pertinence d’un jardin / parc public de telle surface a tel endroit, en fonction du contexte local, des objectifs d’évolution de la ville … : la décision d’urbanisme sur l’opportunité intervient en amont de ce qui est traité dans l’article.

  •  L’utilisation plus ou moins efficace de l’espace alloué : elle est mesurable par le niveau de prise en compte des attentes sur les usages, donc couverte par l’évaluation sur ce sujet, au § suivant.

  • Le projet tire-t-il plus ou moins bien parti des ressources du site, les met-il plus ou moins bien en valeur. C’est un sujet d’autant plus critique que, comme dans le cas de Chelles, des éléments préexistants sont très intéressants, qu’ils soient naturels, bâtis, historiques…

  1. Le  critère « usages » :

 

Pour évaluer l’apport de chaque variante d’aménagement vis-à-vis des usages il faut se référer aux attentes retenues par le maître d’ouvrage, en fonction des habitudes dans les parcs et jardins, des propositions de concepteurs, d’enquêtes auprès des habitants , de réunions de concertation, d’ateliers, d’échanges avec des associations …

Ces différentes sources ont chacune leur intérêt, et leur limites comme illustré ci-après, et il est évident que plus la phase de recueil amont est riche plus grandes seront les chances d’aboutir à un bon résultat (sous réserve du processus qui établira les priorités).

 

1.     Intérêt et limites des enquêtes sur les améliorations que souhaitent les usagers :

Il s’agit de faire exprimer des besoins par rapport à l’existant, comme l’illustre l enquête de 2009 sur les squares / parcs / jardins publics de Paris (en lien) :

    Ameliorations-attendues-sur-parcs-et-jardins-Paris.JPG

        

 

Le résultat peut être différent selon que l’enquête porte exclusivement sur les réponses spontanées ou, qu’en plus, elle teste l’intérêt sur des possibilités qu'elle mentionne, auxquelles les personnes interrogées n'ont pas pensé.

 

2.   Intérêt et limites des concertations en aval des projets d’aménagements :  retour d’expérience d’un professionnel (en lien) :

 

« … on peut lire dans les remarques pragmatiques et modestes des participants des propositions alternatives ou complémentaires aux façons habituelles de concevoir les espaces publics. Ils nous invitent finalement à plus de délicatesse dans nos interventions sur l’espace public : une plus grande attention à l’existant, une meilleure prise en compte des usages, plus de finesse dans nos interventions d’aménageurs et un plus grand soin apporté à la programmation. On peut, a minima, se demander si cet urbanisme par touches ne serait pas complémentaire de nos outils d’aménagement plus lourds. On peut ensuite s’interroger sur sa plus grande durabilité… »

Faire réagir lorsque la conception est avancée, sans proposer des alternatives, ne peut que réduire l'intérêt : pour créer une dynamique et enrichir les apports d’idées, une recherche des attentes devrait naturellement s’engager à un stade précoce.


3.     Intérêt et limites d’implanter des activités très spécifiques, portées par des organismes, associations … :

Ces activités, outre de mieux tirer parti site, peuvent accroître et diversifier la fréquentation, contribuer à l’animation, voire à l’identité des lieux, comme à Anderlecht, où un parc s’auto-désigne comme le « premier parc pour les mal voyants » :

« … pensé sur base de l'expertise d'associations comme la Ligue Braille. Ce jardin est un outil d'autonomie que nous pensons utiliser pour des cours d'orientation, annonce la responsable du service d'accompagnement de la Ligue Braille. Le parcours est encadré par des dalles podotactiles et des rebords marqués aisément repérables. La conception du jardin a été axée sur les sens de l'odorat avec des plantes odoriférantes comme le thym ou le basilic, de l'ouïe avec des jeux d'eau et du toucher. L'accès au parc se fera sur demande, afin de préserver l'aspect clos du lieu. »

A noter dans ce domaine la montée des activités de jardins partagés dans des squares, parcs et  jardins publics : actuellement une vingtaine de squares à Paris en disposent, par exemple.

Il y a deux approches pour l'accueil d'activités spécifiques à des groupes d’intérêt : en marge des usages / usagers principaux ou en cherchant à en tirer le maximum pour l’animation et le fonctionnement du site, ce qui implique de les prévoir autant que possible au stade de la conception, comme dans l’exemple de Chelles.


  1. Le critère « sécurité » :

 

Le chapitre II du document sur le projet de Chelles, qui porte sur ce sujet, regroupe deux domaines : ce qui relève de l’accidentel, lié aux « choses » et ce qui relève de la malveillance, lié aux personnes.

ll ne se réfère pas aux termes de sûreté et de sécurité, ce qui est une bonne chose car leur sens est fluctuant (contrairement à safety et security )


La prise en compte dans la conception des risques d’accidents a un impact particulièrement important lorsque, comme dans le cas de Chelles, il existe sur le site des constructions hautes et vétustes : ce risque conduit en particulier à interdire l’accès à certains secteurs ou ouvrages.

 

Les risques de malveillance impactent particulièrement les accès : moyens et conditions et les dispositions pour assurer la visibilité des espaces :  à l’intérieur du site et de l’extérieur.

Naturellement l’aménagement du site n’apporte pas en soi la sécurité mais seulement les conditions permettant de l’assurer plus ou moins bien, facilement, économiquement.

 

  1. L’intégration dans la ville :

Le document aborde la question de l’intégration dans la ville en se référant à 4 modèles :

·        l’avant parc public : parc privé devenant public, conservant ses grilles … / exemples : le Jardin des Tuileries ou le jardin du Luxembourg

·        l’atoll : sa grille et sa ceinture végétale l’isolent du tissu urbain environnant / exemple : les Buttes Chaumont, les squares parisiens…

·        le parc « ouvert » : ouvert visuellement mais clôturé  / exemple le parc de la Villette

·        le  « morceau de ville » : il fonctionne comme une « place », ouvert visuellement et sans clôture.


Cette segmentation met en évidence les deux composantes qui déterminent le niveau d’intégration au tissu urbain, le choix sur chacune relevant d'un choix d'urbanisme et de sécurité (nonobstant les coûts qui en découlent)

·        l'accès,  fonction en particulier de l’analyse des risques, de leur évolution possible

·       la visibilité, en fonction du tissu urbain environnant et de ce qui est attendu du jardin pour le mettre en valeur et/ou l’améliorer (tout en observant que sur le plan de la sécurité la visibilité est à privilégier)

 

Il est évident que les habitants ont des points de vue à faire valoir sur ces deux composantes de l'intégration du site dans la ville.


  1. Le choix entre les variantes d’aménagements :



Il ressort de l’exemple que, outre une conception du site cherchant à éviter les accidents, en particulier liés aux constructions préexistantes, le choix de la solution est très fortement lié à la recherche de réduction des risques de malveillance alors même que le contexte urbain actuel, s’il n’est pas de tout repos (mention d’un « foyer d’insécurité » à proximité), n’est pas critique.

 

Ceci s’explique d’une part parce qu’il y a un risque « d’effet d’aubaine » pour des activités de délinquance (du fait, dans l’exemple des flux à proximité,  gare RER…), le site ne devant donc pas faciliter leur installation, et d’autre part parce que les aménagements doivent chercher à éviter le sentiment d’anxiété sur les lieux (accru par la configuration compliquée du site dans l’exemple), condition de la réussite du projet.


  1. L’Implication des habitants:


On a vu l’intérêt de l’apport des habitants au stade de la définition des usages, de l’implication d’associations pour élargir et faire vivre les activités sur le site, d’échanger sur les orientations de conception, les conditions d’accès et l’intégration au tissu urbain environnant.


Il est ensuite essentiel qu'une véritable concertation se poursuive avant le choix des aménagements qui seront réalisés, au-delà des cas où une enquête publique l’impose : c’est une condition pour que les habitants se sentent « coproducteur» de l’espace public créé, en comprennent et acceptent les limites, puis contribuent activement à son bon fonctionnement.

 

  1. Synthèse sur les objectifs d’une bonne conception d’espace public :

    Elle est fournie par les « convictions » ci-dessous, affichées sur le site d’un des organismes concepteurs (en lien) du jardin public de Chelles :

                   convictions-REP.JPG





       

 

 

 

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 18:23

                                                   image dossier PLU   

 

Point de vue à ce stade  (précisions dans l'article en lien) 

 

·        Positif : Le PLU traite bien le sujet de la protection du végétal et de la biodiversité urbaine. Il reste à analyser la formulation de règles spécifiques. 

·        Neutre : Les dispositions sur la densification selon les zones semblent équilibrées, il reste à le vérifier en faisant des projections à partir des règles et analyser la formulation de règles spécifiques, en particulier sur les dépassements de hauteurs autorisés.

·        Négatif : il n’y a aucune formulation de dispositions destinées à prendre en charge de l’impact de l’évolution des déplacements pour accompagner la densification (ni, par ailleurs, l’impact sur les services publics)


La situation où il est demandé aux citoyens d’entériner un projet de densification sans information sur la prise en charge de ses conséquences en matière de déplacements est liée au choix de l’élaboration d’un PLU communal alors que le SCoT d’Agglomération  est insuffisant / dépassé (arrêté en 2008, non grenellisé)

Ceci concerne en particulier la relance du projet de requalification des mails, qui est indispensable mais ne peut être réalisée sans que la réduction de leur trafic ne soit phasée avec des dispositions de contournement de la ville : il ne suffit pas de ne pas poser un problème pour qu’il ne se pose pas ; si la moitié des 50000 voitures/jour (plus ce qui résultera de la densification) ne passe plus sur les mails … elle passera ailleurs, et cet « ailleurs» intéresse beaucoup d’habitants.

Ne pas en tenir compte ne peut que ramener à la situation au moment du report du projet en février 2011 : désaccord de très nombreux habitants compte tenu de l’évidence des points noirs créés et de leurs conséquences  (conf lien)

Pour l’éviter on ne voit que deux solutions : 

·        soit la Ville convainc l’AgglO d’engager très rapidement l’actualisation / amélioration des dispositions sur les déplacements figurant dans les documents d’urbanisme de son ressort, pour que la concertation formelle sur le PLU d’Orléans (plus de 6 mois entre passage du projet en Conseil Municipal et approbation après enquête publique) se fasse en en tenant compte.

·        soit la Ville formalise des dispositions sur les déplacements en lien avec les choix de son PLU, dont sur le contournement, en prévoyant de les soutenir ensuite auprès de l’AgglO pour qu’elle les intègre lors de l’actualisation / grenellisation  du SCoT et du PDU.

La situation est d’autant plus inquiétante que la problématique, majeure pour l’évolution de la ville, des flux de transit traversant le centre dense, et densifié, le long des mails, n’est pas même mentionnée dans les orientations du PADD : voir ci-après extrait du texte accessible sur le site de la Ville.

   

JG Aincy, D Legrand, JM Théobald


Extrait du texte sur le Projet d’Aménagement et Développement Durable (PADD) du Plan Local d’Urbanisme (PLU) consultable sur le site de la Ville d’Orléans

padd-du-plu-orleans-sur-les-mobilites.JPG

 

 

 

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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 14:04

 

                  Capture-forum-citoyen-orleans.JPG  

 

Processus PLU d'Orléans


I)   Introduction :

Le Forum Citoyen est une étape importante car il intervient en fin de phase de consultation de la population en amont de l'arrêt du Projet de PLU par le Conseil Municipal, qui constituera alors la base formelle du processus réglementaire de finalisation.

   


Ce processus comportera une Enquête Publique, dont la récente réforme (conf lien) a amélioré les possibilités de faire évoluer les projets mais il est naturellement préférable d’agir en amont, pour que soit optimisé ce qui, soumis à décision du Conseil Municipal, servira de base
dans le processus de finalisation.




C’est dans cette logique que le présent article fait le point de nos réflexions et propositions, suite aux présentations du projet de zonage et de règlement en décembre, en vue de la discussion en Forum Citoyen de ce que nous pensons utile de voir préciser ou améliorer.

 

II) Informations présentées à ce jour sur le projet de zonage et de règlement :

  • Une première réunion de présentation a eu lieu le 14/12 pour le secteur Nord Est Ouest : les éléments essentiels font l’objet de l’article en lien


  • Deux autres réunions de présentation, respectivement pour les secteurs La Source et Centre-St Marceau ont eu lieu respectivement le 17 et le 20 décembre. Outre les points de la première réunion il en est ressorti :

ü  Une problématique spécifique à La Source sur le sujet de la protection des arbres : alors qu’ils sont plutôt rares dans les zones du centre, des faubourgs et du nord de la ville, et doivent y être protégés comme tels, ce que le projet de PLU prend en compte, ils sont (encore) nombreux à La Source.

ü  Le rappel que le PPRi, en cours de révision (conf lien) est le document qui définit les règles d’urbanisme dans les zones inondables : le PLU ne peut qu’y renvoyer et il n’y a pas de contenu qui puisse donc être présenté sur ce que recouvre la « résilience » dans la zone Val-ouest du projet de PLU. Pour mémoire le PPRI devra prendre en compte le cadre très prudent fixé par la Directive Européenne sur le sujet, maintenant transposée dans le droit français (conf lien)


·        Les documents de zonage ont pu être ensuite consultés dans les Mairies de proximité, avec des explications sur le règlement associé.

 

III )  Réflexions et propositions de Creo à ce jour au sujet du PLU :

Elles sont intervenues à 3 stades :

·        Communiquées et discutées avant les 3 réunions de présentation : conf lien

·        Faites suite aux présentations : conf l’annexe 1 ci-après*

·        Faites suite à dialogue sur le projet de plan de zonage et de règlement à la Mairie Madeleine le 21/12 : conf l’annexe 2 ci-après*

*Textes mis dans le registre d’observations de la Mairie Madeleine



IV ) Rappel des principales réflexions et propositions Creo en vue du Forum Citoyen :

 

·        Les bases de protection du végétal urbain et de la biodiversité associée, tout en permettant l’évolution de la ville, sont bien apportées par le PLU.

Les propositions complémentaires sur ce sujet concernent :

ü  des précisions sur les dispositions concernant le « coefficient de biotope* » dans les projets de constructions

ü  les cœurs d’ilots dont le végétal est protégé et la finalisation des règles correspondantes

ü  le périmètre de ZPPAUP, dans la perspective du passage en 2015 à une AVAP, conf lien, qui met en exergue la protection du végétal pour l’écologie urbaine.

ü  le choix des arbres protégés au titre de la Charte de l’Arbre en raison de leur intérêt dans la ville … en évitant le terme« remarquables », connoté esthétique et rareté de l’espèce sans référence à la valeur écologique.

*le Coefficient de Biotope par Surface (CBS), utilisé depuis 1998 à Berlin, a été introduit en 2006 dans le PLU de Paris : conf sur le CBS, en lien, la présentation du dispositif de Berlin et le guide pratique de Bruxelles Environnent


·        Le sujet de l’établissement d’un critère « pourcentage des habitants accédant à un espace vert public à moins de 300m » et de son utilisation reste à traiter :

Nous soutenons le grand intérêt pour l’évaluation de la situation et la conduite de l’évolution urbaine, du critère du pourcentage d'habitants situés à moins de 300m d'un espace vert public, qui est utilisé en particulier pour le choix, chaque année, d'une Capitale verte de L'Europe (conf lien)


critère du pourcentage d'habitants à moins de 300m d'un e


·        Il reste à préciser la réduction des possibilités de dépassement des hauteurs maximales fixées par le PLU

·        Le sujet de réserves pour des voies et des moyens de transport en site propre associés à l’évolution urbaine reste à traiter :

Nous soutenons que des études et choix sur des voies et des moyens de déplacements complémentaires sont essentiels pour une densification qui ne soit pas perçue comme un simple « bourrage ». L’évacuation de ce sujet du PLU communal d’Orléans (alors que ce travail est fait dans celui de Tours) pour s’en remettre à l’AgglO, n’est acceptable que si le PLU est couplé à l’actualisation simultanée de ses documents sur le sujet (volet du SCoT / PDU).


Il faut en particulier relier la densification et le contournement d’Orléans soit comme partie intégrante du PLU soit comme condition du projet d’urbanisme de la ville. En effet celui-fixe une densification importante le long des mails et dans les zones urbaines qu’ils desservent alors que le projet de leur requalification conduit à réduire le trafic qu’ils peuvent écouler. Si cet objectif n’est pas associé à un dispositif de contournement il faut s’attendre à des conséquences graves dans la zone urbaine : on ne voit pas comment les habitants pourraient accepter la densification urbaine sans des assurances sur les dispositions destinées à la rendre acceptable.

 

·        Les règles sur le bruit maximum acceptable du fait du passage en zone urbaine d’une artère de ferroutage restent à clarifier et expliciter.


Nous soutenons que ce projet doit anticiper les nuisances importantes en jeu car à terme il s’agira d’un train de 750m dans chaque sens et chaque heure 24h/24 7jours/7

.

·        Mise en évidence/ rappel à effectuer sur les zones dont le règlement exclut ou limite la possibilité de faire voisiner des activités (selon leur nature) et de l’habitat (point évoqué oralement le 20/12) :

En effet le très intéressant exposé de l’architecte Nicolas Michelin lors de la conférence sur « Le défi des villes » (conf lien), organisée dans le cadre de l’exposition Orléans 2025, a mis en évidence l’intérêt d’immeubles superposant des étages destinés à des activités et des étages d’habitations. Par ailleurs le concept de flexibilité des usages des bâtiments pour s’adapter aux incertitudes est fortement mis en exergue dans le contexte actuel.   

ANNEXE 1

 

Observations et propositions de : Jean-Gilbert Aincy, 82 r du Parc Orléans

                                                                       Didier Legrand, 38 r de Xaintrailles Orléans

                                                                       Jean-Michel Théobald,98 r du Parc Orléans

                                                                                                                      Le 20/12/2012

Sur la base des présentations synthétiques qui ont été faites du projet de PADD puis du projet de Zonage et de Règlement 

 

Il s’agit à ce stade d’observations et propositions sur des orientations, le détail des dispositions sur le zonage et les règlements restant à connaître.

I.        L’augmentation de la densité d’habitants et d’activités dans la Ville implique une évolution des équipements publics associés, en particulier des voies de circulation :



Des problèmes majeurs à ce sujet sont d’une part le trafic d’une « nationale » doit passer dans le centre dense et d’autre part que la densification de part et d’autre de la Loire se présente à moyens de traversée de la Loire constants, alors que les ponts sont déjà engorgés aux heures de pointe.


Il s’agit donc d’assurer au mieux les circulations locales en minimisant le transit avec l’objectif de « recoudre la ville » en réduisant la frontière physique liée à la largeur des mails et à leur circulation… alors qu’ils vont être densifiés (essentiellement en bureaux selon le PADD) ainsi que les zones qu’ils desservent (via la RD2020, l’av des Droits de l’Homme…), dont le front bâti de 220m entre la gare et Libération.

ommeH

Des contournements devraient exploiter l’existence du pont de l’autoroute, que ce soit à titre gratuit ou payant, car s’est la seule alternative à moyen/long terme à l’engorgement des ponts existants.

Il serait utile, dans l’attente de l’actualisation du SCoT et du PDU d’AgglO,  de réserver dans le PLU d’Orléans (comme fait dans celui de Tours) des cheminements  prévisionnels dans les zones encore pas ou peu construites, pour permettre l’ajout ultérieur de voies / transports en site propre :

L’objectif est d’éviter de construire dans des lieux où des voies de circulations sont raisonnablement à prévoir compte tenu des choix de densification figurant dans le PLU : concerne en particulier l’aboutement de la voie des Groues à la tangentielle et l’autoroute, la desserte de l’Hôpital Nord, l’accès à la ZAC Dessault par d’autres voies que la RD2020 le désenclavement de la ZAC Sonis vers la voie des Groues.



II)    Protection du végétal urbain :

 

Les perspectives ouvertes par de nouvelles dispositions annoncées sont très intéressantes, sous réserve de leurs « détails » (qui n’en sont pas) :

·       protection d’arbres et de cœurs d’ilots identifiés pour leur intérêt pour le paysage et l’écologie urbaine : nombre, clauses…

·       substitution dans les projets de sols naturels par des (plus grandes) surfaces de terrasses / toitures végétales : coefficients, limites, conditions

·       Extension de la zone de protection du patrimoine et passage ZPPAUP  / AVAP : l’extension de la zone protégé prévue dans le PLU devrait couvrir les zones végétales importantes pour la ville, car le végétal est protégé au même titre que l’architecture tant dans la ZPPAUP que l’AVAP.

III )  Proposition d’Intégrer le critère du % d’habitants situés à moins de 300 m d’un espace vert public(*) :

       Ce critère est utilisé dans la sélection, annuelle, de l’European Green City car c’est un élément très important pour la qualité de vie (beaucoup plus liée à la proximité qu’à l’existence de grands parcs à plus grande distance selon les enquêtes d’opinion) . Il permet donc de faire un point sur la situation et fonder des objectifs d’évolution.

(*) « espace vert public » recouvre tous les lieux disponibles pour des activités de promenades, de jeux d’enfants, de détente…rôle que jouent par exemple les bords de Loire aménagés, et ne se limitent pas aux parcs et jardins publics

IV)   Mise en cohérence du PLU avec les modifications, en cours, du « PPRI» et conséquences sur l’urbanisation :

Les nouvelles règles, liées à la Directive Européenne sur les inondations, étant très contraignantes,  la crue centennale doit être considérée comme moyenne, il est difficile d’imaginer les conditions de création d’une zone « Val Ouest » qui serait « résiliente » en zone inondable selon les nouveaux critères à ce sujet.


V)    Dispositions contre les « pollutions » dont le bruit



Question des règles qui conditionneraient le passage dans la ville d’une artère de ferroutage :  quelles contraintes sur le bruit émis que devront prendre en compte les aux porteurs du projet pour qu’il soit recevable (il est nécessaire qu’ils explicitent leurs dispositions pour que le bruit émis en zone urbaine soit inférieur au seuil fixé).

De manière plus générale concernant l’impact du PLU sur l’environnement : une Evaluation Environnementale du PLU sera-t-elle réalisée bien que non obligatoire (*) ? En effet il s’agit d’un outil essentiel pour la conduite du PLU.

(*) obligatoire si l’élaboration du PLU n’était pas ou peu élaboré début 2013)

VI)   Indication dans le PLU des hauteurs significatives dans les différentes zones,

avec suppression des inconvénients de la règle du POS sur les dépassements autorisés pour toitures contemporaine /attique (systématisation de pseudo attiques…)


Le PLU donne l’opportunité de redéfinir les hauteurs dans les différentes zones et éviter ensuite des surprises aux habitants (en particulier riverains des opérations).


X)    Continuité des réseaux cyclables d’Orléans :


Il ressort deux points de rupture très préjudiciables :

- la traversée de Loire dans la zone centrale : la solution d’une passerelle greffée sur le pont heurte à un blocage du fait de son classement mais des   solutions élégantes peuvent être trouvées comme à Olivet

- accès à l’éco-quartier des Groues et au delà, de la voie cyclable qui s’arrête actuellement au pont des Murlins : rappel de la solution antérieurement évoquée, d’une passerelle greffée sur le pont des Murlins réalisée le cadre du projet de la voie des Groues, (qui comportera une piste cyclable).


XI)     Sujets connexes : impact des grandes opérations / ZACs sur la qualité de vie dans la zone urbaine qui les reçoit :

Une grande opération / ZAC a un impact important sur la qualité de vie dans la zone environnante, aussi le PLU doit fournir un cadre à ce sujet.

La concertation sur le PLU permet de mettre particulièrement en évidence des attentes fortes sur :

·     la conception de leur intégration dans la ville, depuis les flux automobiles générés jusqu’aux apports d’équipements / services utiles aux habitants du / des quartiers en contact avec l’opération. Cette réflexion est critique dans les très grandes opérations comme Zac des Groues et la Zac Dessault.

·     la réalisation des améliorations à fort impact, par exemple, dans le cas de la Zac Sonis, la réduction de la circulation générée dans des petites rues avoisinantes (en exploitant dans ce cas la possibilité d’une desserte par la future voie des Groues), ou, dans le cas de la Zac Coligny, l’accroissement du végétal.



ANNEXE 2

      

Observations et propositions de :            

                                                           Jean-Michel Théobald, 98 r du Parc Orléans / Creo

sur la base des présentations faites du projet de Zonage  le 21/12/2012 à la Mairie Madeleine, et de notre entretien,

en préparation de la poursuite de concertation, en particulier lors du Forum citoyen de janvier.

Protection des cœurs d’îlot et des venelles:

 

Une partie du quartier Dunois est classée en ZPPAUP, la Ville pourrait étendre cette ZPPAUP (dont la limite se trouve à proximité) aux cœurs d’îlots qui ont été recensés pour l’établissement du PLU, ainsi ils bénéficieront d’une protection au titre du volet paysager de la ZPPAUP et serait en cohérence avec la future conversion en AVAP, qui met l’accent sur la valeur écologique dans la protection du patrimoine urbain

 

Valeur de biotope des terres rapportées d’ 1 m au dessus de construction enterrée

Au cours des présentations effectuées en public est apparu le coefficient de biotope que la Ville souhaite mettre en place dans le futur PLU.

Un point a attiré mon attention : le mètre de terre recouvrant une construction enterrée parking par exemple.

Ce mètre de terre est considéré dans le projet comme équivalent à de la terre naturelle (ayant un accès direct à la nappe phréatique).

Pour la réglementation concernant le volet paysager des constructions, je pense que ce type d’aménagement ne peut être compté pour la même valeur qu’un espace naturel, en particulier parce qu’il ne présente pas les mêmes critères de retour des eaux pluviales à la nappe phréatique (même si, un retour vers celle-ci des eaux de pluies captées sur les surfaces artificielles végétalisées est organisé au titre du coefficient de biotope)

Je propose qu’il soit compté pour un moindre coefficient de biotope (à définir : par exemple 0,75.)

Autres points sur le sujet du coefficient de biotope :

Pour éviter des corrections, il serait utile de fixer des exigences sur la végétalisation, les épaisseurs de substrats … pour les surfaces artificielles qui doivent compter dans le coefficient de biotope. Par exemple, un arbre dans un caisson de béton enterré ne donnera pas le même résultat que si ses racines peuvent s’étendre

Engagement des élus sur une bonne image des futures ZAC :

Les élus de la Ville pourrait s’engager sur quelques principes de bonne conduite à appliquer lors de projets de ZAC qui montrerait aux citoyens leur volonté d’œuvrer pour le bien être de tous.

Outre les engagements obligatoires issus des « lois Grenelle », ils pourraient se décliner comme suit :

            Engagement sur une surface d’espaces verts mini par m² construit

            Engagement sur les hauteurs de bâtiments

            Engagement si besoin sur des équipements sociaux par tranche de x habitants

            etc

 

 

 

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 22:41

sigle creo  

I)         Introduction :


 *Projet d’Aménagement et de Développement Durable, en lien, approuvé en Conseil Municipal du 12/07/2012


  • Le présent article rappelle les points d’intérêt de Creo et fournit les informations / réponses de la Ville suite à des échanges et une réunion dont l’ODJ est ci-joint


  • La démarche de Creo est de se plaçer du point de vue de l'habitant pour évaluer l’impact des choix sur la qualité de la vie dans la ville future, l’objectif d’optimisation de l’étalement urbain n’étant pas exclusif : les informations, réflexions, propositions, sont destinées à contribuer au débat public


  • Il faut à ce stade rappeler les objectifs du PLU et l’articulation entre PADD et Règlements de zones (conf lien) :    

    Le PLU établit un projet d’urbanisme et d’aménagement et fixe en conséquence les règles d’utilisation du sol ; pour cela il comporte :

    - le PADD, qui définit les orientations d’aménagement et d’urbanisme, de manière globale et éventuellement pour certains quartiers ou secteurs

    - un Règlement et des Documents Graphiques, qui délimitent les zones (zones urbaines : U, à urbaniser : AU, agricoles : A, naturelles et forestières : N), et en fixent les règles, et sont opposables à toute personne publique ou privée pour l’exécution de tous travaux ou constructions


    - des Annexes : servitudes d’utilité publique, liste des lotissements, schémas des   réseaux, exposition au bruit d’aérodromes, secteurs sauvegardés, ZACs...  

    - une Evaluation Environnementale lorsque le PLU est susceptible d’avoir des effets notables sur l’environnement.

    Le PLU doit expliciter en quoi le zonage et les règlements de zones déclinent les orientations du PADD, donc la forme urbaine visée (affectation des zones, hauteurs …) et les aménagements publics prévus pour accompagner le développement du bâti. (pour que densifier ne se limite pas à un «bourrage»)


    Cette préoccupation va naturellement avec l'attente d'une évolution de la ville qui n'y amoindrisse pas la qualité de la vie;
    une volonté excessive de densifier pouvant aboutir à un résultat inverse si ensuite les habitants souhaitent la quitter pour pouvoir mieux vivre  
    (conf article sur la densification) 


    • Les éléments ci-après sont de 4 types :

    - précisions / informations récentes

    - points satisfaits par la Ville ou en cours
     

    - points sans réponse avant la concertation

    - commentaires / propositions pour la suite.



    II )   Espaces verts publics / critère du % d’habitants situés à moins de 300m :

    La Ville d’Orléans a fait une analyse globale des distances aux équipements publics, dont les espaces verts.

    La quantification précise de la proximité des espaces verts en % de population à moins de 300m est utilisée dans les comparaisons entre villes car c’est un élément très important d’attraction : la qualité de vie apparait beaucoup plus liée à la proximité qu’à l’existence de grands parcs à plus grande distance.

    A noter que « Espace vert public » recouvre tous les lieux disponibles pour des activités de promenades, de jeux d’enfants, de détente…rôle que jouent par exemple les bords de Loire aménagés, et ne se limitent pas aux parcs et jardins publics (conf article en lien) 

    La question de l’établissement de ce pourcentage pour Orléans est posée.
     

    Pour se situer et orienter son action la Ville a intérêt à pousser le travail qu’elle a engagé jusqu’à l’établissement de ce pourcentage (et, selon le résultat, elle pourra prévoir des dispositions pour l’augmenter à terme si cela paraît nécessaire).  

    III)   Protection des cœurs de zones de jardins en venelles :

    La Ville a pris en compte cette attente avec une approche plus générale : protection de cœurs d’ilots, ceux concernés ayant un règlement d’urbanisme spécifique.

    Il reste à préciser les nouvelles dispositions et le nombre/surfaces de cœurs d’ilots qu’elles protègent.

     

    IV)   Rôle du PLU pour l’application de la Charte de l’Arbre :

    Il s’agit s’appuyer sur les dispositions de la Loi Paysage pour protéger largement les arbres publics et privés, pour leur contribution dans la ville au paysage, à l’agrément, à l’écologie.

    Une identification des arbres ainsi protégés est requise et prévue pour l’application du règlement

    Il reste à préciser les nouvelles dispositions et le nombre d’arbres publics et privés qu’elles protègent.

     

    V) Lien dans le PLU entre densification et organisation du fonctionnement de la ville :

    Ce sujet, qui couvre naturellement l’évolution des équipements publics dans tous les domaines, a été centré sur les voies de circulation compte tenu de leur impact, des préoccupations actuelles et de leur rôle structurant pour la forme urbaine.

    Un des problèmes majeurs dans ce domaine est que la densification de part et d’autre de la Loire se présente à moyens de traversée de la Loire constants, alors que les ponts sont déjà engorgés aux heures de pointe. 

     

    Il s’agit donc d’assurer au mieux les circulations locales en minimisant le transit avec l’objectif emblématique de « recoudre la ville » en réduisant la frontière physique liée à la largeur des mails et à leur circulation… alors qu’ils vont être densifiés (essentiellement en bureaux selon le PADD) ainsi que les zones(*) qu’ils desservent (via la RD2020, l’av des Droits de l’Homme…), dont le front bâti de 220m entre la gare et Libération. ommeH

    (*) dont la future ZAC Dessault à propos de laquelle l’AgglO a indiqué engager prochainement une étude approfondie pour éviter que ses circulations ne surchargent pas trop la RD2020.

    Face à ces préoccupations le projet de PLU d’Orléans ne doit être seulement destiné à définir les règles pour les constructions privées, ce qui serait insuffisant si on se réfère aux objectifs de ce document d’urbanisme, mis en lien dans le §I.

    Des rejets sont à prévoir sur un PLU où ne figuraient pas (assez) d’éléments montrant aux citoyens que la densification est assortie de dispositions publiques, en particulier sur les circulations, permettant d’assurer la qualité de la vie dans la ville future.

    Le sujet de la requalification des mails, dont le projet a été reporté, devient d’actualité car il s’inscrit naturellement dans la présentation Orléans 2025, dont l’exposition vient de s’ouvrir (conf lien)


    Diverses raisons ont conduit au gel du projet : cumul de chantiers dans le centre, réserve du Commissaire Enquêteur sur l’absence de voie dédiée aux bus et véhicules de secours pour éviter le croisement au même niveau du trafic et du tram suite à la suppression de la trémie… et prise en considération du sentiment très répandu chez les habitants d’incompréhension du choix de la remontée du trafic à niveau avec le tram  et de crainte sur ses conséquences, comme redit lors de la concertation sur le PADD (conf article en lien)


    En effet, si/comme ce projet n’est pas couplé à la mise en œuvre de circuits de contournement des zones denses pour réduire le flux sur les mails, il aboutit, au vu des études de trafic, à créer un point noir majeur (ce qui est attesté par l’exigence du Commissaire Enquêteur d’une voie spécifique pour les bus et véhicules de secours), donc des files d’attente très importantes, de la pollution, des flux d’évitement par les petites rues des quartiers longeant les mails…


    Ces contournements (conf article en lien) devraient naturellement exploiter l’existence du pont de l’autoroute, que ce soit à titre gratuit ou payant, car s’est la seule alternative à moyen/long terme à l’engorgement des ponts existants.


    Parmi les possibilités de contournement a été évoquée la future voie des Groues : il faut rappeler que l’attente sur cette voie, qui longera un éco-quartier, est qu’elle soit conçue comme un nouveau boulevard, tel le boulevard de Chateaudun, loin de ce qu’est l’avenue des Droits de l’Homme, parfois citée comme modèle alors qu’elle est une des
    voies les plus bruyantes d’Orléans (conf lien)

     

    VI)   Réservation dans le PLU de cheminements dans les zones encore pas ou peu construites, pour permettre l’ajout ultérieur de voies / transports en site propre :

    L’objectif est d’éviter de construire dans des lieux où des voies de circulations sont à prévoir  compte tenu des choix de densification figurant dans le PLU : concerne en particulier l’aboutement de la voie des Groues à la tangentielle et l’autoroute, la desserte de l’Hôpital Nord, l’accès à la ZAC Dessault par d’autres voies que la RD2020 , le désenclavement de la ZAC Sonis vers la voie des Groues.

    Il est mentionné 3 dispositions possibles pour ces réservations :

    - l’emplacement réservé : pour des réalisations déjà bien définies

    - le périmètre de gel : bloque une zone

    - l’espace réservé flottant : pour permettre une réalisation dont l’emplacement reste à  ajuster dans une certaine limite, disposition qui semble la mieux adaptée au sujet    

     

    Des réservations, telles que faites par exemple dans le PLU communal de Tours, peuvent se prévoir facilement dans des ZACs restant à construire. En dehors de celles-ci, les réservations constituent des contraintes qui doivent être justifiables auprès des propriétaires concernés.

    La question d’intégration dans le PLU d’Orléans de réservations pour des voies est posée car le SCoT et le PDU d’Agglo actuels, de 2008, n’y répondent pas et qu’il ne faut pas dégrader la situation d’ici à l’actualisation de ces documents selon les nouvelles règles de développement durable (« grenellisation »), qui n’est pas encore engagée.

    Il faut en conséquence intégrer des réservations de passages de voies dans le PLU pour permettre l’ajout à moindre coût des circulations requises par ses choix d’urbanisation.


    Dans la mesure où des réservations de cheminements apparaissent utiles pour l’avenir dans un PLU communal rien n’impose d’y renoncer pour la raison que le SCoT n’en prévoirait pas/pas encore, celui-ci pouvant faire des choix à plus courte vue. C’est en effet l’intérêt d’un PLU communal que de permettre des choix plus avancés que le « plus petit commun dénominateur » d’un groupement de communes pouvant avoir des perceptions, priorités différentes.

     



    VII)      Mise en cohérence du PLU avec les modifications, en cours,  du « PPRI»

    Il ne devra plus y avoir de discordances entre le PLU et le PPRi de la zone, alors qu’actuellement elles existent dans certains cas.

    Le PPRI (puis les textes le complétant ou s’y substituant) va avoir nécessairement plusieurs moutures pour pouvoir prendre en compte les exigences considérables de la Directive européenne transposée l’an dernier dans le droit français : il ne s’agit « que » de rendre compatible une recherche de  « résilience » face aux inondations et l’obligation de considérer que la crue centennale n’est qu’une crue moyenne !!!)

      

    Il se pose la question des modalités de mise en cohérence du PLU et du PPRI modifié car à Orléans le PLU et l’actualisation du PPRi sont tous deux en cours d’élaboration.

    La solution de simple renvoi dans le PLU au PPRI en vigueur sans rédaction de texte de règlement complémentaire n’est pas retenue par la Ville car elle souhaite préciser et compléter ce que spécifie/spécifiera le PPRi.

    Reste à voir ce qui, sur ces bases instables, sera formulé dans le PLU soumis à concertation.

     

    VIII)     Dispositions pour la lutte contre les « pollutions » dont le bruit


    Le bruit en zone urbaine est cité de manière générale comme la première préoccupation.

    A ce titre a été à nouveau posé à l’occasion de l’élaboration du PLU, la question des règles qui conditionneraient le passage dans la ville d’une artère de ferroutage, confère l’article en lien. Il s’agit naturellement de clarifier la contrainte sur le bruit émis que devront prendre en compte les aux porteurs du projet pour qu’il soit recevable (dont il est attendu qu’ils explicitent les dispositions qu’ils prévoient pour que le bruit émis en zone urbaine soit inférieur au seuil défini).

    Sujet à revoir en concertation

    A noter au sujet des « pollutions » qu’un PLU comme celui d’Orléans devra à partir du 1er février 2013(*) comporter une Evaluation Environnementale (grande commune non couverte au moment de l’élaboration de son PLU par un SCoT comportant une Evaluation Environnementale), cette exigence ne s’applique pas ici compte tenu de l’avancement à cette date  (confère article en lien)

    (*)Il est symptomatique des mauvaises pratiques nationales que l’évaluation environnementale des documents d’urbanisme n’entrera en vigueur qu’en 2013 alors que la Directive européenne date de 2001, et ce après une mise en demeure de la Commission en 2009 pour transposition incomplète et incorrecte,  conf lien  


    Bien que, compte tenu de ci-dessus, une Evaluation Environnementale ne soit pas obligatoire dans le PLU d’Orléans, il est possible que celle-ci soit néanmoins réalisée :  à voir en concertation.

    IX)      Indication dans le PLU des hauteurs significatives dans les différentes zones, avec suppression des inconvénients de la règle du POS sur les dépassements autorisés pour toitures contemporaine /attiques…

    La disposition du POS actuel, destinée à donner une « souplesse » sur les hauteurs de constructions par extension de ce qui était autorisé sur des toitures à forte pente ou à la Mansart, a montré ses inconvénients : systématisation de pseudo attiques, obligation d’écrire dans un PC que « l’immeuble sera R+6 ou plus précisément R+4 + attique » (conf article en lien)

    La réalisation du PLU donne l’opportunité de redéfinir les hauteurs dans les différentes zones en évitant de prolonger cette « solution » excepté dans le cas des toits à forte pente.

    Sujet à revoir en concertation

    L’argument que le règlement pourrait permettre des dépassements de la hauteur maximale fixée au PLU pour la zone si la toiture n’est pas visible du bas, depuis la rue (telles des attiques avec un réel retrait) n’est pas satisfaisant car il ne prend pas en considération l’impact sur les vis-à-vis.    

     

    X)        Continuité des réseaux cyclables d’Orléans :

    Il ressort une très forte attente des habitants sur ce sujet et il ressort deux points de rupture très préjudiciables :

           - la traversée de Loire dans la zone centrale : la solution d’une passerelle greffée sur le pont heurte à un blocage du fait de son classement mais des solutions élégantes peuvent être trouvées comme à Olivet

           - accès à l’éco-quartier des Groues et au delà, de la voie cyclable qui s’arrête actuellement au pont des Murlins : il est rappelé que la solution d’une passerelle greffée sur le pont des Murlins doit être prévue dans le cadre du projet de la voie des Groues, qui comportera une piste cyclable essentielle.
     

    Sujet à revoir en concertation             

  •  

    XI)       Sujets connexes : impact des grandes opérations / ZACs sur la qualité de vie dans la zone urbaine qui les reçoit :

     

    Une  grande opération / ZAC a un impact important sur la qualité de vie dans la zone environnante, aussi le PLU doit fournir un cadre à ce sujet.

     

    La concertation sur le PLU permet de mettre particulièrement en évidence des attentes fortes sur :

     

    • la conception de leur intégration dans la ville, depuis les flux automobiles générés jusqu’aux apports d’équipements / services utiles aux habitants du / des quartiers en contact avec l’opération. Cette réflexion est critique dans les très grandes opérations comme Zac des Groues et la Zac Dessault.

    • la réalisation des améliorations à fort impact, par exemple, dans le cas de la Zac Sonis, la réduction de la circulation générée dans des petites rues avoisinantes (en exploitant dans ce cas la possibilité d’une desserte par la future voie des Groues), ou, dans le cas de la Zac Coligny, l’accroissement du végétal.    






    Annexe

    Ordre du Jour de la réunion avec la Ville
    sur les sujets d’intérêt de Creo

    1) Le relevé et les objectifs d’amélioration sur la proportion d’habitants à moins de 300m d’un espace vert public.

    2) La protection des cœurs de zones de jardins en venelles

    3) La définition du paysage qui fondera l’application de la Charte de l’Arbre

    4) Liens dans le PLU entre densification et organisation du fonctionnement urbain (circulations / stationnements).

    En particulier : comment concilier la densification sur les mails (en bureaux) et les zones qu’ils desservent via la RD2020 (dont l’ajout de la considérable ZAC Dessault ) avec l’objectif de recoudre la ville en réduisant la frontière physique constituée (par la circulation sur) ceux-ci : prévision de contournements pour le transit…

    5) Réservation dans le PLU de cheminements dans les zones encore non ou peu construites pour permettre l’ajout ultérieur de voies / transports en site propre, et ses applications principales ,en particulier l’aboutement de la voie des Groues , la desserte de l’Hôpital Nord, l’accès à la ZAC Dessault (outre par la RD2020) , le désenclavement de la ZAC Sonis vers la voie des Groues …

    6) Modalités d’une future mise en cohérence du PLU avec la modification en cours du « PPRI »

    7) Dispositions pour la lutte contre les « pollutions »dont le bruit (en particulier celles qui conditionnent le passage d’une artère de ferroutage en zone urbaine dense)

    8) Concernant l’évolution de la forme urbaine, outre la densification se pose la question des futures hauteurs significatives (avec une mise au clair par le PLU de hauteurs suffisantes,en fonction des zones, pour supprimer les inconvénients de la règle sur les attiques)

     

     

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 21:49

Cet article porte sur les dépassements de hauteurs autorisées par rapport aux maximales fixées pour une zone urbaine considérée, après une information générale sur les choix de hauteurs maximales.

 

  Capture hauteurs

 

 

I) CHOIX DE HAUTEUR « MAXIMALE » DES CONSTRUCTIONS DANS UNE ZONE :

  • Le Grenelle de l’Environnement a banalisé l’idée qu’augmenter systématiquement les hauteurs de construction est vertueux, car permettant d’utiliser au mieux l’espace urbain.
  • Pour illustrer les enjeux et jusqu’où cela a pu conduire certains esprits, voici une proposition éclairante de J Attali  (extrait de propositions pour lutter contre la récession)  : 
    « Reprendre aux maires le pouvoir d’attribuer les permis de construire afin de donner à l’Etat les moyens de libérer des espaces à construire, et en particulier d’augmenter massivement la hauteur des immeubles dans les grandes villes, ce qui est à la fois économiquement, socialement et écologiquement nécessaire. »
  • Par ailleurs les travaux sur la densification ont amplement montré qu’une forte densité n’est pas conditionnée par de grandes hauteurs : conf par exemple le  texte du Certu rapporté dans l’article du blog Creo sur la densification. 
    (dont l'image ci-après est extraite,pour mémoire)

    C’est une évidence illustrée (parmi mille autres exemples) à Paris,  où la zone intra-muros haussmannienne, dans laquelle la hauteur est très limitée, est plus dense que La Défense (Paris intra-muros a longtemps été la ville la plus dense du monde).

Capture densité selon forme urbaine

 

  • La fixation des hauteurs maximales de construction, élément essentiel de la forme urbaine, apparaît en fait fondée sur 3 types de facteurs :

ü   la situation préexistante : bâti, forme urbaine, espaces disponibles …

ü   le projet de développement de la ville et sa déclinaison sur les constructions dans chacune de ses zonepour atteindre les objectifs d'habitat, emplois, services ... 

ü   l’image que l'on veut donner de la ville, globalement et dans chaque zone, depuis l’intérieur et de l’extérieur (image physique et projection)

  • La décision sur les hauteurs maximales des constructions ressort donc comme le produit d’une analyse locale spécifique et pour beaucoup, d'un choix délibéré de forme urbaine parmi tout un ensemble de possibilités.
  • Quand aux habitants ils attendent que la ville soit conçue pour y vivre dans de bonnes conditions (faute de quoi ils la fuient dès que possible), faisant référence à « une ville à taille humaine », avec un point de vue très majoritairement négatif sur l’idée d’habiter dans des bâtiments "hauts" ou de vivre à proximité.  

    C'est mis en évidence, par exemple, dans une enquête IFOP auprès des habitants de Clichy sur l’éventualité d’y construire des immeubles d’au minimum 15 étages :  72 % sont contre leur construction pour des bureaux et 81% contre celle pour de l’habitat

Le ressenti des hauteurs est naturellement lié à la référence que constitue le bâti environnant : nul ne doute que dans des villes plus basses que Clichy les hauteurs que leurs habitants considèrent excessives sont bien inférieures aux 15 étages mentionnés dans l’enquête.

  • Les problématiques ci-avant ont été développées lors d’une conférence- débat qui s’est tenue en mai 2012 sur le thème « Faut-il construire Rennes en hauteur », dont  un podcast rend compte.

    (elle faisait suite au numéro 17 de la revue Bien Public, où ce sujet avait été traité).
  • Des problèmes que posent l’augmentation des hauteurs de constructions ont exposés lors de cette conférence : coûts des constructions accrus, en raison de la réglementation selon la hauteur, coûts de fonctionnement plus importants, dont  énergétiques, ... mauvaise acceptation par les habitants …

    Les intervenants n’ont toutefois pas jugé utile de souligner que les habitants ont bien conscience qu'ils sont les plus impactés par les conséquences des erreurs et fautes en matière d’urbanisme, et que les exemples ne manquent pas
    (il faut noter l’évacuation sommaire de celles faites à Rennes, ce qui est peu rassurant sur la volonté de tirer modestement des enseignements des échecs, ).

En complément aux apports du podcast, des travaux sur les conséquences des choix de densité et hauteurs sont mentionnés dans  l’article du blog Créo sur la densification   et dans celui sur les espaces verts publics de proximité, dont le rôle essentiel a été souligné pendant la conférence.

 

II) DEPASSEMENTS AUTORISES DES HAUTEURS MAXIMALES FIXEES DANS LES DOCUMENTS LOCAUX D’URBANISME :

 

1) UN SUJET SENSIBLE :

Si le choix des hauteurs maximales de construction apparaît délicat, leurs dépassements autorisés le sont plus encore, a fortiori, s’ils constituent une surprise par rapport à ce qui a été antérieurement indiqué.

La création d’un PLU devrait faire que ces surprises ne se produisent plus, car, alors que la logique du POS est de fixer dans chaque zone des règles de construction, dont le rédacteur escompte qu’elles aboutiront à la forme urbaine souhaitée, exprimée succinctement, le principe du PLU est de définir très clairement la forme urbaine voulue pour l’évolution de chaque zone (puis d’expliciter des règles pour l’atteindre).

Le PLU doit donc faire partager un projet lisible… et proscrire des règles locales destinées à contourner les limites de hauteur qui y sont retenues, comme elles existent, par exemple, dans le POS d’Orléans, on le verra plus loin.

 

2) LES SOURCES DES AUTORISATIONS DE DEPASSEMENTS DE HAUTEURS « MAXIMALES »

On peut considérer 3 « sources » principales pour des autorisations de dépassements des hauteurs maximales, dans le cadre actuel : après abrogation de la Loi des 30%  (confère  article du blog Creo sur le sujet)

Leur impact sur les dépassements de hauteurs « maximales » peut être direct (dispositions du POS d’Orléans indiquées ci-après) ou résulter de l'autorisation d’un dépassement du coefficient d'occupation des sols combiné à des règles relatives à la forme urbaine qui permettent un contrôle plus fin de ce qui pourra être construit.

 

1)  Loi MOLLE du 25 mars 2009 , de Mobilisation pour le Logement et Lutte contre l’Exclusion :

 

·          possibilité par simple délibération du Conseil Municipal de délimiter des secteurs à l'intérieur desquels sont possibles :

ü   un dépassement de 20 % maximum des règles de gabarit, de hauteur, d'emprise ou de coefficient d'occupation des sols, pour l'agrandissement ou la réalisation de bâtiment d'habitation.

ü   un dépassement de 50% maximum du volume constructible qui résulte du COS ou des règles relatives au gabarit, à la hauteur et à l'emprise au sol, pour la réalisation de programmes de logements comportant des logements locatifs sociaux.

 

 

2)  Loi Grenelle II du 12 juillet 2010 , d’Engagement national pour l’environnement :

·        dépassement de 30 % des règles relatives au gabarit et à la densité d'occupation des sols pour les constructions respectueuses de l’environnement (et loi du 5 janvier 2011, qui a prévu une majoration de 20% dans les secteurs protégés).

·          dans des conditions fixées par un décret du 13 juillet 2011 :

ü   l’autorisation de dépassement doit être validée par l’organe délibérant de la collectivité. Elle ne nécessite pas une modification du PLU mais doit être précédée d’une information du public et suivie de mesure de publicité

ü   pour pouvoir bénéficier du dépassement il faut que la construction soit conforme au label de haute performance énergétique ou ait une production d'énergie renouvelable de nature à couvrir une part minimale de la consommation conventionnelle d'énergie du bâtiment (critères définis dans le décret).

 

3) Dispositions conçues localement, comme illustré par le POS d’Orléans 

·          Un dépassement de 6 m de la hauteur maximale était accepté dans le POS pour les toits traditionnels en pente et pour ceux avec comble à la Mansart lorsqu’ils correspondent au bâti du secteur : apparaissait légitime car il s’agit de dépassement de hauteurs essentiellement constitués par des toits, l’autorisation de dépassements ayant pour objectif de ne pas dissuader de retenir de telles de toitures, qui pénalisent l’habitabilité mais sont en harmonie avec la zone concernée.


·            Cette disposition a été étendue en 2007 à des constructions comportant l’un ou l’autre des types de toitures « contemporaines » suivants :

 

ü   Toitures contemporaines « végétalisées » : la clause apparaît peu légitime car la demande peut être traitée de manière minimaliste, avec un impact d’intérêt général très faible, alors que l'avantage économique en contrepartie est considérable : le droit de construire 2 étages au dessus de la hauteur maximale autorisée

ü   Toitures contemporaines « en attique » : permettre deux étages au dessus de la hauteur maximale en contrepartie d’un retrait qui peut être faible, comme constaté ensuite, ne se justifie que si l’objectif visé est de faire d’Orléans une ville de l’attique (avec un a minuscule)

·         Plus sérieusement il ressort bien qu’il s’agissait en 2007 de donner de la « souplesse » sur les hauteurs pour pouvoir aller deux étages au-delà des valeurs maximales fixées, mais avec pour inconvénient la perte de confiance des habitants lorsque la surprise intervient : par exemple les riverains de la ZAC Sonis se sont fait dire que les bâtiments qu’ils avaient devant les yeux ce n'était pas deux étages de plus que le R+4 annoncés à l’origine … mais … (explications incompréhensibles).

Conclusion :

Le passage à un PLU devrait aboutir à fixer sans ambigüité des hauteurs maximales adaptées au projet urbain, en :

ü   anticipant l’impact des dépassements dans les secteurs où des dispositions nationales à ce sujet s’appliqueront beaucoup,

 

ü   proscrivant toute règle locale destinée à donner une souplesse indue pour dépasser les hauteurs retenues pour la future forme urbaine, car cela conduirait à une perte de confiance des habitants dans la démarche PLU, ses productions et ses porteurs.

 

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 18:39

La concertation sur la partie PADD du PLU a été organisée sous forme
de 3 réunions de secteurs et d'un Forum Citoyen :

le 25 : Réunion sur le secteur Centre + St Marceau
le 27 : Forum Citoyen sur l’ensemble
le 28 : Réunion sur le secteur Nord Est Ouest
le 29 : Réunion sur le secteur La Source

 

 

  secteurs de concertation sur le PLU

Ce document est destiné à rendre compte :

  • présentations faites par la Ville au début des réunions des secteurs Centre-St Marceau et Nord-Est-Ouest, et du Forum Citoyen
  • questions / réponses lors des deux réunions de secteurs
  • réflexions des 3 ateliers du Forum Citoyen sur la base des documents présentés

Un complément sur les questions / réponses du secteur La Source sera ajouté ultérieurement

1) Informations présentées :

1-1) Le processus d’élaboration :

  • La concertation de juin porte sur les orientations du PADD
    (Pland’Aménagement et Développement Durable) élaborées pendant les mois précédents : situation , objectifs …, qui seront débattues en Conseil Municipal le 12 juillet
  • Sur cette base va être élaboré pour octobre le Règlement du PLU :
    Zonages et Règlements de zones, qui fera l’objet de réunions de concertation sur ses grandes options, analogues à celles de juin
  • Ensuite le projet de PLU sera finalisé pour approbation en C. Municipal
  • A partir de février 2013 le PLU sera consultable dans sa forme complète et fera l’objet d’une Enquête Publique formelle,
    telle que fixée par la Loi.
  • Des registres sont dès à présent ouverts dans les mairies
    ainsi qu’un accès sur le site de la Ville,
    pour recueillir les suggestions …

    Une expo urbanisme, du type d’« Orléans 2015 » de 2006, est prévue pour 2013


1-2) L’organisation du PADD :

Il comporte 3 parties, qui se recoupent . Le Forum Citoyen a été organisé en 3 ateliers selon ces thèmes :

  • Renforcer l’attractivité et le rayonnement d’Orléans, capitale régionale
  • Préserver la qualité de vie ; Orléans à vivre
  • Amplifier les dynamiques de développement durable

1-3) Les orientations présentées par la Ville :
( les éléments ci-dessous ne précisent pas l’affectation aux
3 parties,
du fait des recouvrements)

  • Le projet prévoit la construction de 500/550 logements par an, ce qui représente environ +1% du parc, (58000 logements) dont la moitié est nécessitée par les besoins des habitants actuels (décohabitation/évolution des besoins avec l’âge : manque de petits appartements, retour vers le centre ville …).
  • Le détail des chiffres fondant les besoins de construction sera fourni dans le dossier d’enquête publique.
  • Outre l’apport de la reconstruction de la ville sur elle-même, qui correspond
    à des opérations limitées (rénovation de l’habitat privé, dents creuses..)
    hormis les Carmes et l’Argonne, l’essentiel des constructions se fera aux confins de la ville de manière à mettre ces zones en cohérence de densité avec les villes voisines, en lien avec les PLU de celles-ci : au nord est (lien avec Semoy), au nord ouest et est (Fontaine de l’Etuvée et au-delà, Groues, tête nord du pont de l’Europe), sud ouest (Boyau - Val ouest : lien avec St Pryvé) et sud (La Source : zone arrière est du campus CNRS)
  • Mr Carré indique que la conception du PLU d’Orléans se fait avec des contacts avec les villes voisines et l’AgglO
  • Orientation vers une mixité urbaine équilibrée : différents types/surfaces de logements sociaux, propriétaire-occupants (en nombre faible ces dernières années)…
  • La gare de St Cyr en Val s’ajoute à celles des Aubrais et d’Orléans dans le dispositif d’Orléans, pour mieux desservir La Source : il s’agit d’une reprise dans le PLU d’une idée antérieure.
    Nota : à approfondir pour préciser dans quelle mesure il peut s’agir d’un moyen de desserte rapide complémentaire du tram
  • La recherche de la qualité de vie est mise en exergue, en particulier le rôle du végétal, y compris pour la lutte contre le bruit et la pollution
  • Les zones vertes privées, en particulier les zones de jardins en venelles sont identifiées comme un point fort de la ville d’Orléans, qui les prend en compte et les étend à de nouveaux projets organisés en ilots, avec une orientation générale de « ville-jardin »
  • Recherche de solutions pour construire de manière adaptée dans les zones inondables (PPRI : plan de protection du risque d’inondation)
  • Politique d’implantation de bureaux sur RD2020 Nord, les mails, la voie des Groues, tête nord du Pont de l’Europe
  • Développement des activités commerciales sur la RD2020 sud et maintien/ développement de celles du centre et des faubourgs qui rayonnent depuis les mails
  • Activité agricole respectueuse de l’environnement dans la zone de captage de l’eau de ville, car celle-ci soumise à une protection particulière, ne doit pas être urbanisée.
  • Prise en compte dans le PLU d’Orléans des problèmes de bruit et de pollution
  • Les trames vertes et bleues, outre la Loire, relient la forêt d’Orléans et le Sologne de part et d’autre de la ville (et à travers celle-ci)
  • Pôles universitaires en zone centrale, à l’ouest : Madeleine et à l’est : ex-bibliothèque

2) Principales Questions / Réponses (hors clarifications sur ci-avant)

Elle portent sur deux secteurs : Centre-St Marceau et Nord- Est-Ouest
Les questions-réponses du  3ème secteur (La Source) seront ajoutées prochainement.

2-1) Secteur Centre -St Marceau (environ 60 habitants présents /
exposé de Mr Carré)
:

 

  • Demande de prise en compte du contournement ouest : ces points
    ont aussi été abordés dans le secteur nord-est-Ouest : voir ci-après
    la somme des réponses
  • Question sur la possibilité de dépassement de 30% des droits à
    construire
  • Pourquoi le Champ de Courses, qui a vocation à devenir un espace vert public ne figure pas sur le PLU : situé à St Pryvé
  • Même réponse est donnée en ce qui concerne l’Arena et ses voies de desserte
  • Le sujet des difficultés de circulation sur le RD 2020 sud est souligné : relativisé par Mr Carré dans l'attente de sa finalisation.
  • Concernant les conséquences de l’ajout de ZACs dans la circulation
    locale il est souligné que cela ne pose pas de problème aux habitants
    des environs dès lors que les voies d’accès sont nombreuses
    (exemple du Clos Rozé)
  • Systématisation des accès handicapés : un effort est prévu dans le PLU
  • Question sur les pistes cyclables, en particulier r Jeanne d’Arc : Mr Carré souligne que cette rue est en zone 30 et que dans ce cas toute la rue est considérée cyclable, car le vélo y est prioritaire sur les voiture

2-2) Secteur Nord Centre Est (environ 30 habitants présents /
exposé de Mr Carré)
:

 

  • Suite à présentation de l’implantation de bureaux le long de la RN2020
    et des mails, de la problématique de desserte de la ZAC Dessault, le développement de l’activité commerciale sur la RD2020 sud …
    les sujets de l’évolution des flux sur les mails, de la suppression de la trémie (à nouveau évoqué), qui n’est pas comprise, conduisent à
    demander une mise à plat du sujets de la requalification des mails sans a priori sur les solutions, ce que Mr Carré accepte
  • Besoin de clarification sur les dessertes de la ZAC Dessault
  • Connexion de l’arrière de la ZAC Sonis à la voie des Groues
    pour éviter les problèmes d’insertion dans les petites rues du quartier environnant
  • Le sujet du contournement ouest fait partie de la problématique ci-dessus
  • Pour les possibilités d’accès et dessertes Mr Carré retient l’idée
    de réservations d’espaces dans les zones concernées
    actuellement non/peu construites
    , ZACs encore à organiser …
    (ces réservations étant ensuite utilisables dans la mise à jour
    post Grenelle du SCoT et PDU de l’AgglO).
  • Ceci concerne en particulier :

- la desserte en site propre de l’hôpital nord via Les Groues (branche du tram …)

- la desserte de la ZAC Dessault complémentaire à la RD 2020

- la desserte de la ZAC Sonis par la voie des Groues

 

  • La forme de type « avenue des Droits de l’Homme » indiquée
    pour la voie des Groues
    (délai 5/10 ans) très rectiligne, brutale, est perçue négativement : attente d’une forme plus douce, cohérente avec un environnement direct d’éco-quartier
  • Le sujet de la protection contre le bruit crée par une artère de ferroutage sur la ligne Les Aubrais Tours est bien pris en compte
  • La création d’un parc aux Groues ne répond pas à tous les besoins de la zone en matière d’espaces verts : Mr Carré retient l’idée d’intégrer dans le PLU un état et des objectifs sur la proportion d’habitants ayant accès à un espace vert public à moins de 300m
  • Concernant la possibilité de dépassement de 30% des droits à construire : cette disposition est en voie d’abrogation du fait de ses défauts (nota : demande unanime de la Commission des Maires de France). Mr Carré précise qu’en dehors du sujet des grandes opérations une telle disposition offre une souplesse dans des cas d’extensions d’habitat par des particuliers et que la Ville prévoit d’engager une concertation sur ce sujet

Nota : accord avec Mr Carré pour un courrier de synthèse de nos observations
et propositions.

3) Principales restitutions des 3 ateliers du Forum Citoyen
(environ 60 habitants présents / Participation aux échanges des responsables
et experts en charge de l’élaboration du PLU / Conclusion par Mme Barruel,
Elue en charge du Développement Durable)

(Compléments / renforcements sur des points ci-avant ne précisant pas l’atelier d’origine, du fait des recouvrements) .

  • Les ateliers approuvent les orientations présentées pour le PLU, et, sur certains points mentionnés ci-après, insistent sur des attentes, ajoutent des observations et expriment des demandes. 
  • Le besoin de qualité de vie dans la ville et le rôle central du végétal pour cela sont mis systématiquement et fortement en exergue : pour l’attractivité de la ville, essentielle pour éviter le mitage , son développement durable, la santé des habitants (minimiser le bruit , la pollution ) …
  • Demande, pour la qualité de la vie, d’équipements publics adaptés à l’évolution de la population
  • Attente de précisions dans le dossier du PLU sur les chiffres qui fondent les besoins de constructions (nota : les chiffres de ces dernières années sur l’évolution de la population sont confirmés être de +5% d’évolution locale -2,5% de migrations soit une résultante de +2,5%).
  • De la même manière attente dans le dossier du PLU de chiffres sur les volumes projetés de constructions pour le tertiaire (essentiellement sur les mails, RD2020, voie des Groues, tête nord du Pont de l’Europe) compte tenu de l’inflation de projets dans de nombreuses villes, qui risquent de créer des situations de crises par excès d’offre par rapport aux besoins (lors de la restitution la Ville indique que l’affectation à des bureaux n’est pas définitive, et usage ayant un cycle de vie en général d’une vingtaine d’années)
  • Le sujet du contournement ouest est ressenti comme essentiel pour le fonctionnement de la ville résultant de l’application du PLU 
  • Reprise de la demande de réserver (en pointillé, comme dans le PLU de Tours) des zones non / peu construites pour rendre possible l’implantation d’équipements, voies qui relèvent de la mise à jour post-Grenelle du SCoT et PDU de l’AgglO, en particulier pour  la desserte en site propre de l’hôpital nord et l’allègement de la charge de la RD2020.

 

Le PADD édition du 12 juillet 2012 est consutable sur le site de la ville (ici mis en lien) 

   

 

 

 

 

 

 

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 13:18

Cet article est essentiellement fondé sur des études / travaux accessibles sur internet : les citations sont en brun et les sources, mises en lien, en bleu 

 

1) La densification d’une ville est un sujet complexe:

a) Considérant que l’étalement des zones périurbaines provoque de nombreux déplacements en voitures individuelles, le mitage des terres agricoles …. le Grenelle de l’Environnement a conclu en matière d’urbanisme à la nécessité de « densifier les villes ».

A noter que le terme « densification » étant assez mal reçu par les habitants il en est souvent utilisé d’autres : ville « dense », « compacte », « intense » …dans tous les cas il s’agit du même objectif, de réduire l’étalement urbain, mais dès ce stade préliminaire on voit poindre des complications :


«La compacité renseigne sur le bâti, la densité sur la population. De nombreux auteurs soulignent que la notion de ville compacte va de pair avec la notion de ville dense, pourtant rien n’est aussi sûr. En effet, une ville peut être très compacte mais peu dense, c’est le cas de Tokyo ; ou au contraire, assez dense mais peu compacte, ce qui est le cas de Madrid. De même, la densité n’a aucun lien direct avec la forme de la ville.. Il est évident qu’il existe un lien entre les deux, mais ce lien n’est pas linéaire »  
(texte de Y Maignant CNRS)

   

b) Concevoir une ville compacte n’assure donc pas que les objectifs du Grenelle seront atteints : les différences de besoins et contraintes au sein de la population (familles avec enfants, jeunes adultes, retraités…), en particulier en matière de déplacements des actifs vers leur lieu de travail et les éléments économiques pour  les choix … créent  un contexte très complexe, où une décision peut facilement aboutir à l’effet inverse à celui recherché. 

Quelques illustrations :

ü   La densification conduit-elle automatiquement à la réduction du trafic ?
La conclusion de Simmonds and Coombe (2000) est que la concentration n'est pas suffisante en soi : la stratégie de "densification", pour Bristol par exemple, n'a pas eu les effets escomptés sur le trafic. Le lien dépend peut-être d'autres paramètres, la localisation de l'habitat en relation avec les opportunités de travail étant plus importante
(geoconfluences / ens-lyon)   


ü   Quel est le bilan carbone d’habitants en centre urbain :
Jean-Pierre Orfeuil, professeur à l’institut d’urbanisme de la ville de Paris, pointe ainsi "l’effet barbecue", ou "mobilité de compensation", qui pousse les habitants à quitter les centres-villes lorsque arrive le week-end. "A revenus égaux, ils auraient plus tendance que ceux de la périphérie à partir loin, en utilisant des modes de transport gourmands en énergie…) (cnrs - idées reçues sur la densité)

ü   La ville compacte est-elle synonyme de développement durable ? :
aucune stratégie de développement (dense/étalée) ne livrera les avantages escomptés sans une étroite coordination avec la réalisation des infrastructures de transport (principe de la gestion intégrée des transports et de l'aménagement du territoire).

  il est impératif de considérer les liens entre densification, mixité, formes urbaines et mobilité afin que les acteurs urbains favorisent, d'une part, des dynamiques spatiales générant des modalités de développement durable, et élaborent, d'autre part, une politique des déplacements stimulant ces mêmes dynamiques spatiales. (suisse - unil - observatoire de la ville)

ü   Quel est la conséquence financière de l’augmentation des droits à construire ?

Henry Buzy-Cazaux, Président de l’Ecole Supérieure des Professions Immobilières (Les Echos) : 30% de droits à construire en plus, c’est 30% de plus sur le prix du terrain, en gros. A ce compte-là, on saisit mal par quel miracle le prix des logements produits baisserait
.

La Fédération des Promoteurs I
mmobiliers n'exclut pas des effets pervers. Elle craint que la possibilité de construire plus ne renchérisse encore le prix des terrains à la vente, ce qui aurait l'effet inverse de celui recherché... (Le Point)

ü   Habiter la ville pour se rapprocher de son lieu de travail ? (:
la disjonction entre le lieu d’habitat et le lieu d’emploi s’accentue. Les changements d’emploi sont deux fois supérieurs aux changements de logements. 90% des déménagements au sein d’une région ne sont pas motivés par la volonté de se rapprocher d’un emploi, mais pour des raisons familiales ou liées à l’environnement ou au logement lui-même  (Certu)

c) Un  Quizz du Certu (dont est tirée la précision ci-dessus) est très utile , pour se rendre compte à quel point il faut se méfier des « évidences » : il précise, par exemple, que ni la densification du bâti dans la ville ou ni la limitation de l’offre foncière périphérique suffisent à stopper l’étalement urbain.

 

 

2) Limite de l’argument Développement durable pour justifier des choix « douloureux »:

 

Le « Développement Durable »  est évidemment impossible car tout développement se heurte à des limites : « les arbres ne montent pas jusqu’au ciel ».


Son sens ne peut être que de retarder dans une mesure difficile à prévoir, le choc en retour de la croissance humaine et des besoins liés, il interviendra inéluctablement, même en réduisant nos prélèvements de ressources et les pollutions que nous produisons.


On ne peut donc parler que de faire des efforts pour un développement plus durable : seulement un peu plus, du fait que les éléments sur lesquels on agit sont une faible part de ceux qui aboutiront au choc en retour.

 

En conséquence nous sommes fondés de comparer les efforts demandés dans l’immédiat aux conséquences positives que l’on peut escompter à terme, en se méfiant des fausses promesses et du maximalisme : dans ce domaine comme dans d’autres « qui veut trop faire l’ange peut facilement aboutir à faire la bête », selon l’expression consacrée.

 

3) Densification et qualité de vie des habitants :

 

 a) qualité de vie en fonction de la forme urbaine et conséquences sur la densité :

 

Chacun peut préférer vivre dans un des cadres représentés ci-après, à côté desquels la densité correspondante est indiquée (extrait de document du Certu sur la densité)

 

          Capture densité selon forme urbaine

 

 

D’où l’observation d’Eric Charmes, maître de conférences à l’Institut français d’urbanisme (CNRS - idées reçues sur la densité  )

Les citoyens ont peut-être une vision erronée de la densité d’un quartier. En effet, contrairement aux idées reçues, les tours d’habitation des "grands ensembles" de banlieue, entourées de vastes espaces non bâtis, ne sont pas plus denses que le centre d’un village.

Et ces deux types d’habitat sont quatre fois moins denses qu’un bloc d’immeubles haussmanniens du centre de Paris! Notre capitale fait d’ailleurs partie des villes les plus denses du monde. 

C’est l’attraction exercée par le centre-ville, où il y a des services, des équipements culturels, des transports en commun… qui explique que sa densité soit acceptée, voire recherchée. Evidemment, les citadins n’ont pas envie de promiscuité si le contexte n’est pas attirant ! »

Des réserves, cependant, ont été émises quant aux vertus de la densité urbaine sur l’environnement. Une étude norvégienne suggère d’ailleurs qu’un habitat intermédiaire, du type "pavillonnaire dense", serait le meilleur compromis"

   

 

b) La forte présence du végétal conditionne la qualité de vie dans la ville dense (CNRS - un anti-stress naturel)

…les preuves scientifiques s’accumulent sur la relation positive entre bien-être, santé et espaces verts. Dans son ouvrage « Une écologie du bonheur », Eric Lambin, enseignant les interactions entre l’homme et son environnement à l’Université catholique de Louvain et de Stanford, indique que, selon certaines études, la proximité ou la simple vue de la nature augmente le bien-être sur le lieu de travail. Ainsi, parmi les personnes qui ont un métier sédentaire, celles qui disposent d’une fenêtre avec vue sur un parking, une rue ou d’autres bâtiments souffrent plus fréquemment de maux de tête que celles dont la fenêtre donne sur des arbres, des buissons ou des fleurs !
…Deux études épidémiologiques menées au Pays-Bas révèlent que les habitants des quartiers pourvus d’espaces verts abondants déclarent en moyenne moins de problèmes de santé. Au Japon, deux autres indiquent aussi que les usagers d’espaces verts urbains ont une longévité accrue.
Enfin, de nombreux travaux démontrent qu’un contact avec la nature est une manière efficace de récupérer face à la fatigue mentale générée par la vie moderne et son rythme frénétique.

 

c) les nuisances du bruit et de la qualité de l’air liés à la densité urbaine :

Si la densification des villes est l’option que la loi retient pour limiter l’étalement urbain, encore faut-il améliorer la qualité de l’air (transport) et de l’environnement (bruit) pour retenir et dissuader les habitants de « se mettre au vert » dans les communes périurbaines.  (certu)

Extraits d'étude de Gilles Maignant - CNRS : 

De nombreuses études préconisent la compacité des villes, compacité qui permettrait une minimisation des dépenses énergétiques. En effet, une ville compacte permet, au premier abord, de réduire la longueur des déplacements et bien souvent de recourir à des modes de déplacements moins polluants comme le tramway ou même la marche à pied. Pourtant la densification des villes n’est pas non plus la solution idéale. En effet même si la ville compacte permet de diminuer de manière notable les émissions de gaz, notamment par la réduction des flux de circulation, la modification de la morphologie urbaine par le comblement des vides et la densification en hauteur des villes entraînent des redistributions spatiales des flux de polluants pouvant créer des zones de très fortes concentrations, largement supérieures aux seuils de recommandation de santé publique.

 

… Densifier les villes, notamment par le comblement de vides interstitiels (dents creuses) ou par la reconstruction de la ville sur elle même (densification verticale de bâti) augmente la compacité de la ville. Cette compacité plus forte modifie les champs de vent qui sont tantôt accélérés, tantôt freinés. La modification de l’écoulement a un double impact. Premièrement, elle peut créer des zones d’inconfort (accélération trop importante du vent, effet Venturi…) et ainsi agir sur la qualité de vie. Deuxièmement, les champs de vent modifiés par la morphologie urbaine resserrée augmentent les immissions (concentrations réellement respirées par le citadin), particulièrement dans certaines rues propices à l’accumulation : les rues canyons.



… En effet, en matière de pollution aussi bien de l’air que sonore, il n’est pas aussi clair que la forme compacte soit la forme optimale. Frankhauser s’interroge sur la structure compacte des villes qui risque d’affecter la ventilation des centres-villes. Si l’on reprend l’exemple de la canicule de l’été 2003, la forte compacité de certaines villes, a diminué la ventilation et fait augmenter de manière importante la surmortalité, comme le souligne les propos de Besancenot : "toutes les études révèlent enfin une surmortalité caniculaire très significative dans les grandes agglomérations, où divers facteurs (impacts micro météorologiques de la morphologie urbaine, activités émettrices de chaleur…) contribuent à la création d’îlots de chaleur urbains."

 

… Même si une ville compacte permet de minimiser les déplacements intra urbains ou du moins de choisir des modes de déplacements doux pour de petits trajets ; les nuisances sonores, amplifiées par une morphologie urbaine resserrée, et les concentrations de polluants asphyxient les centres-villes.

 

 

L’étude réalisée sur 98 configurations d’artères spatiales confirme que rendre plus compacte la ville n’est pas souhaitable ; les concentrations de polluants étant bien supérieures dans le cas de la ville compacte (toutes choses égales par ailleurs).

 

 

…Ces problèmes de santé et la baisse de qualité de vie en milieu urbain, due aux différentes nuisances, incitent à des déplacements vers l’extérieur, soit de manière ponctuelle (week-end, vacances), soit de manière permanente voire quotidienne (personnes travaillant en ville et habitant à l’extérieur).

 

… La ville compacte dispose de peu d’espaces verts et de loisirs et risque d’inciter ses habitants à des déplacements plus importants, notamment les week-end. Ainsi pour fuir les problèmes de pollutions, on en crée d’autres.

 

 

La ville compacte et la ville éclatée (ou non compacte) sont deux concepts qui sont des optimums selon la pondération de certains critères mais pas dans l’absolu.

 

4) Avertissement :  

Michel Lussault, professeur de géographie urbaine à l’Ecole normale supérieure de Lyon, au sujet du paysage  :

« La ville-réseau hier, la ville durable, densifiée et décarbonée aujourd’hui, tout ça, ce sont des modèles faits sans les habitants. N’oublions jamais qu’avec leurs pieds, avec les roues de leur automobile et avec la bénédiction des autorités, les Français ont choisi la ville peu dense. Pas seulement par refus de la mixité sociale, mais aussi par rejet des nuisances de la densité mal maîtrisée. Pour réussir aujourd’hui une densification qui ne soit pas vécue comme une souffrance, il faut repenser les formes architecturales. »

 

5) Conclusion :  

 

Les habitants sont donc fondés de craindre que les évolutions proposées relèvent de la densification mal maîtrisée.

 

Il faudra donc convaincre par des « preuves » de la qualité de la réflexion :

 

-        Outre les formes de constructions proposées, les dispositions pour la qualité de vie (organisation des déplacements, implantations des espaces verts …) doivent être explicitées.

 

-        L’argumentation sur les choix doit utiliser au maximum des « retours d’expériences » de réussites reconnues,car dans un contexte de complexité, comme l’est le sujet de l’évolution urbaine, tout raisonnement théorique peut être contesté par d’autres raisonnements tout aussi légitimes.

 

Face aux incertitudes sur les résultats réels des choix proposés en vue d’un « développement durable » aléatoire, les habitants sont fondés, le cas échéant, de mettre une limite aux inconvénients de la densification proposée

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 13:45

Cet article traite de la qualité de vie des habitants dans la ville dense grâce à la proximité des espaces verts publics.

Bien entendu leur maillage a aussi un rôle majeur dans la constitution des trames vertes et bleues au service de la biodiversité.  

 

 

1) La densification s’accompagne d’un accroissement du besoin d’espaces verts publics :

Cette conclusion ressort d’un grand nombre d’études, par exemple de   l’enquête du CERTU de 2011 en région Lyonnaise  «  …Plus un quartier est densément bâti et plus les personnes interviewées vantent les mérites des espaces verts et célèbrent les avantages de la ville verte… »

 

 

2) La proximité est clairement le facteur  majeur de bonne réponse aux besoins :

C’est analyses convergentes de motivations, dont dans l’enquête ci-avant du CERTU :

« … les personnes interrogées plébiscitent en premier lieu le square de proximité… ».

... comme dans  l’étude des entreprises du paysage :

«  …. la raison principale de la non utilisation des espaces verts est la distance… » :

 

 

    pour quelle raison les habitants ne vont pas dans les espac

 

 

3) Le critère de performance sur la proximité des espaces verts publics est le « pourcentage de population disposant d’un espace vert public à moins de 300m »

Il est retenu pour le benchmarking européen des villes durables comme dans les états des lieux et objectifs de nombreuses villes françaises : conf § Précisions au § 7 ci-après.

 

4) Il est logique d’attendre d’un PLU communal grenellisé d’une part un état des lieux sur ce critère d’autre part sa projection en lien avec l’évolution l’habitat dans la ville

 

5) Le terme « Espace vert public » recouvre dans les différents textes tous les lieux disponibles pour des activités de promenade, de jeux d’enfants et de détente, rôle que jouent par exemple, outre les parcs et jardins publics, les bords de Loire aménagés pour cela à Orléans

 

6) Critère des 300 m à Orléans :

 

- il apparaît évident que des secteurs très minéraux de l’hyper-centre satisfont ce critère grâce aux bords de Loire, alors que paradoxalement des secteurs moins centraux ne le satisfont pas (par exemple le secteur de la ZAC Coligny)

 

- l’élaboration du PLU doit aboutir à un pourcentage élevé d’habitants à moins de 300 m d’un espace vert public pour pouvoir montrer que la densification de la ville ne signifie pas nécessairement une perte de qualité de la vie  

     

7) Précisions sur l’utilisation généralisée du critère de pourcentage d’habitants situés à moins de 300 m d’un espace vert public :

 

a) Utilisation par les instances européennes pour désigner l’« European Green Capital », illustrée par le tableau  comparatif du dernier concours :

Benchmarking-green-cities-2012-distance-des-parcs-et-square.JPG

 

 

b) Utilisation par des villes pour se positionner par rapport aux finalistes du concours européen, comme le fait par exemple par Lyon :

 

comparatif-espaces-verts-Lyon.JPG



d) Utilisation de ce critère dans la communication touristique, exemple au sujet de Nantes dans le Routard (Nantes affiche 100% d’habitants à moins de 300m)

« Dans Nantes Métropole, chaque habitant vit à moins de 300 m de verdure et bénéficie de 57 m2 d’espaces verts. Pas étonnant qu’elle ait été élue Capitale verte européenne pour
2013 ! »

 

d) utilisation de ce critère par de nombreuses villes :

-           de toutes maturités dans le développement durable , par exemple Stockholm, première « European Green Capital » (en 2010)

 

«  le service municipal de l'urbanisme a entrepris de traquer a travers la ville tous les secteurs ou les habitants sont a plus de 300 m du parc le plus proche. Ce sont des recherches de l'institut de la sante publique et de l'agence du logement qui ont conduit a définir cette distance de 300 m. Nous allons donc créer de nouveaux petits parcs dans des secteurs d'habitat ou la distance est supérieure. Ce n'est pas un hasard : le plan d'urbanisme mis en chantier au printemps dernier et qui vise l'horizon 2030 considère que Stockholm devrait rapidement atteindre un million d'habitants, et que cela va s'opérer par la création de nouveaux quartiers urbains a caractère central, autour de rues animées, de parcs et de places »

-           de toutes tailles, comme :

. Paris «politique de création de parcs et de jardins de proximité, dans l’idée que chaque parisien dispose d’un lieu de promenade, de détente et de loisir à moins de 300 mètres de son domicile. »  

Rennes (la distance de 300m fait partie du référentiel de développement durable),

 

. Melun (Le calcul des aires d’attraction considère  un rayon de 300 m pour les espaces verts de moins de 10 ha)
.
etc, etc

 

 

 

 

 

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 12:20

Comme évoqué dans d'autres articles du blog un PLU communal,  en particulier celui en lien, on ne voit pas comment un PLU communal pourrait ignorer les problématiques de déplacements induites par ses choix (en particulier de densification) pour s'en remettre à une future modification de SCoT PDU, sans pour autant qu'il de substitue à ces documents d'agglomération.

 

illustre une solution simple :  intégrer dans le PLU des emplacements réservés pour de nouveaux moyens de déplacements,

 

ceci dans 3 domaines :

- voiries

- laisons douces

- trams

 

Ces réservations peuvent être naturellement ajustées dans le temps, comme l'illustre la modification de ce PLU   : Présentation Modification n° 1 - PLU DE TOURS

 

 

Dans le cas d'Orléans une telle approche par intégration d'emplacements réservés, dans le PLU permettrait de considérer,


dans l'attente de décisions dans le cadre du SCoT PDU d'AgglO "grenellisé", 


des sujets essentiels pour la qualité de vie dans la zone urbaine, 

comme
:

- possibilité d'ajout d'une branche du tram vers l'hôpital nord via la ZAC /Eco-quartier des Groues  

- desserte de la ZAC Dessault

- contournement ouest  

- passerelles cyclables : Murlins / Groues, Centre/Sud

- desserte de nouvelles zones denses, telle la ZAC Sonis, qu'il serait utile à terme, vue sa situation, de relier à la future voie des Groues

Un complément mi-octobre, en lien ajoute l'intérêt d''une réseration de cheminement vers l'Hôpital Nord via la ZAC Dessault et fournit une sythèse des situations justifiant une telle démarche et les bénéfices

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 15:03

A) Rappel du contexte d’Orléans  :

-         Les choix sur les déplacements font l’objet de décisions explicitées dans le SCoT (Schéma de Cohérence Territorial) et le PDU (Plan de Déplacements Urbains). Ils doivent être  établis au niveau d’un ensemble de communes . Le Scot et le PDU actuels de l’AgglO doivent être modifiés d’ici à 2017 au plus tard pour intégrer les dispositions des « Lois Grenelle ».

-         Les choix sur l’utilisation des espaces font l’objet du PLU (Plan Local d’Urbanisme) qui peut être établi au niveau d’une commune ou d’un ensemble de communes : un PLU communal est en cours d’élaboration pour Orléans, afin de remplacer son POS.

-         Le PLU d’Orléans prendra d’emblée en compte les Lois Grenelle, qui  demandent une forte cohérence avec les autres documents d’urbanisme, dont le SCoT et le PLU, que l’AgglO ne modifiera que plus tard.

-              Une situation de type « la poule et l’œuf » est liée à l’élaboration d’un PLU communal : les choix d’utilisation des espaces dans le PLU supposent des choix d’agglomération sur les déplacements dans  le SCoT et le PDU lesquels soutiennent ou non des choix fait dans le PLU…

Le problème qui en résulte et la solution  :

Comment apprécier un projet de densification de la ville d’Orléans (pour une période de 10/15 ans !),  s’il manque des informations sur les moyens de  déplacements associés, alors que c’est une préoccupation essentielle des habitants ? (comme le montrent les réunions publiques, ce que reflète la liste des sujets  de réflexions et propositions figurant dans ce blog).

La solution est d’expliciter dans le PLU les moyens de déplacements requis par les choix sur la densification, et dont la réalisation est prévue ou a été ou sera demandée : si les décisions au niveau AgglO infirment ensuite ces hypothèses il y aura une base pour modifier le PLU, selon les dispositions prévues pour cela dans les Lois Grenelle. 

Cette solution est réaliste, comme le montre le retour d’expérience indiqué ci-après.

La « solution »  ne peut pas être d’évacuer le sujet des déplacement en arguant de répartition des rôles entre porteurs du PLU communal et porteurs du SCoT-PDU d’agglomération : vouloir ne dialoguer que sur l’œuf (de la densification)  sans se préoccuper de la capacité de la poule à le couver, son état (les moyens de déplacements retenus) n’étant déclaré observable que plus tard, à sa sortie du poulailler : nul doute que cela créerait chez les dindons de la concertation une forte envie de faire une  omelette avec  ledit oeuf.

B) Retour d’expérience pour réussir l’articulation du PLU communal avec les choix sur les déplacements  :

Cette problématique et la résolution sont illustrées par le Rapport d’Enquête Publique sur la transformation du POS de Tournefeuille en PLU,  dans le cadre de l’agglomération du Grand Toulouse, comme le montrent les extraits ci-après, d'où il ressort 4 bonnes pratiques pour l'articulation du PLU communal avec les déplacements :

1) Prise en compte dans le rapport d’enquête publique sur le PLU, des  attentes exprimées sur les déplacements (et non évacuation) :

"
Les observations recueillies portent sur les thèmes suivants :
la réalité de la concomitance transport – construction est jugée très incertaine en même temps qu’absolument nécessaire. Certains imagent cette dualité avec la problématique de la poule et de l’oeuf. Elle serait pour plusieurs, de nature à invalider le PLU : il faut d’abord construire les infrastructures de transport.

La compatibilité avec le PDU, non encore approuvé, pose question.

La saturation des grands axes va s’accroître avec les nouvelles constructions, est une source de pollutions et nuisances multiples.Rien ne parait prévu en matière de parking d’échange : ils seront pourtant nécessaires lors de la mise en place des TC et TCSP performants… Le PLU n’accorde pas assez de place aux problèmes du transport. Pour l’heure seule l’automobile parait adaptée, mais le réseau routier est insuffisant.

Le vélo : il est demandé un réseau maillé (en utilisant la procédure des emplacements réservés) et un stationnement suffisant…"

 

2) Lien dans le Rapport de Présentation du PLU, avec des informations sur le SCoT et PDU et leur impact (et non renvoi flou) :

 

 

"Le Plan de Déplacement Urbains (PDU voir précisions p82 du rapport de présentation) a été arrêté une première fois en juillet 2009, puis de nouveau le 24 janvier 2011, afin de prendre en compte les avis et préoccupations des Personnes Publiques en matière budgétaire notamment. L’enquête publique du PDU est prévue en automne, pour une approbation en décembre 2011.

Ce plan propose un programme précis d’investissement à l’horizon 2015 et les orientations d’une programmation de TCSP à horizon 2020 (montant d’investissement annuel de 160 à 180 millions d’€) selon deux principes phares :

- Rechercher les modes de TCSP les plus adaptés au trafic attendu en considérant le contexte urbain du territoire desservi et son potentiel de renouvellement, d’ouverture de nouveaux territoires à l’urbanisation et de densification

- Maintenir le principe de couverture territoriale en développant des liaisons de transport public structurantes à l’échelle du SCOT.

Le PDU doit être compatible avec le SCOT qui a défini des contrats d’axes, garantissant la cohérence entre le développement de l’urbanisation et celui des transports. Ainsi, les territoires ne peuvent être ouverts à l’urbanisation que dans la mesure où ces contrats sont signés ou, de manière dérogatoire et dans l’attente de la signature, dans une limite de 20% des territoires sous pixels.

En conséquence la cohérence urbanisme/ transports, qui passe notamment par un phasage de ces deux volets, est assurée par le SCOT (et l’avis du SMEAT dans les procédures de PLU).


La
compatibilité du PLU de Tournefeuille avec le PDU est assurée par les contrats d’axes 16, 17 et 18. Ces projets sont récapitulés pages122-123 du rapport de présentation


Développer les transports en commun améliorera en partie les conditions de transport de nos
administrés, mais ne réglera pas le transit en provenance de l’amont de notre commune. En revanche,la création à l’horizon 2020 du « boulevard urbain ouest » entre Plaisance du Touch et la Voie du canal Saint-Martory devrait fortement soulager le trafic à Tournefeuille.

Enfin, les perspectives d’un transport en Bus à Haut Niveau de Service (BHNS) entre Toulouse et Plaisance-du-Touch devrait diminuer l’impact physique sur le tracé des voies…"

 

3) Formalisation dans le Rapport des prises de positions de l’agglomération sur des problématiques de déplacements soulevées lors de l’enquête publique sur le PLU communal et communiquées au Grand Toulouse:


"Outre la demande principale de meilleure intégration de la bicyclette dans les modes de transports qui
relève bien plus de l’organisation de la voirie que des dispositions du PLU, l’association porte diverses demandes sous forme de catalogue portant principalement, pour ce qui relève du PLU, sur :

· Les emplacements réservés concernant les chemins piétonniers et cyclables sont  insuffisants ;

· Demande d’intégration des chemins piétonniers et cyclables dans les projets d’élargissement de voie (RD 632 et rue du Petit Train) ;

· Les ER 8, 10, 14 devraient être qualifiés de Chemins piétons et cyclabes ;

· Les emplacements de stationnement vélos sont insuffisants.

L’avis du Grand Toulouse:

« Les sollicitations de l’association « vélo pour tous » qui pourront, le cas échéant, faire l’objet d’amendements réglementaires seront examinées, et suivant l’avis du Commissaire Enquêteur et leur impact, pourront être intégrées avant approbation du PLU. Le terme de « piste cyclable » est une notion générique, mais ne fait pas obstacle au partage modal de la voirie entre piétons et cycles. Enfin, de nombreuses propositions de cette association relèvent d’investissements de travaux nouveaux dans le cadre de programmations annuelles. Par ailleurs, si elles venaient à être concrétisées, la réalisation de ces pistes cyclables ne nécessite pas d’emplacements réservés, l’emprise du domaine public étant suffisante."

 

4) Formalisation par le Commissaire Enquêteur sur le PLU de conclusions sur le sujet des déplacements :

 

"Nous avons, dans le corps du rapport, abordé les arguments développés et leur réalité. De cet examen découlera des propositions d’amendement indiquées ci-après.

La saturation des voies routières traversant et desservant la commune nécessitent des décisions rapides. Les projets évoqués dans le PADD ouvrent un panel de propositions dont la compatibilité avec le PDU, actuel et si possible futur, devra être examinée. Il convient de les mettre en oeuvre rapidement. Le report des décisions, sur ce thème, conjugué au développement urbain organisé par les trois premières orientations, est susceptible de conduire à des gâchis en terme d’activité, d’énergie, de santé, et, simultanément, des impacts écologiques dramatiquement accrus…

1 – Le Grand Toulouse doit agir rapidement et efficacement pour rendre effectifs les

modalités de transports envisagées

12 – Il conviendra, lors des élargissements de voie, d’intégrer les chemins piétonniers et cyclables ;

13 – Les emplacements de stationnement de vélos et cycles devraient intégrer les mesures règlementaires, en qualité et quantité, à l’instar du stationnement automobile."

 

.

 

Cet article est complété par celui en lien, qui se réfère à la solution satisfaisante apportée à Tours sur le sujet 

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